La petitesse de leurs grandes manœuvres

Le mausolée de Pachacútec

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Après la découverte de cavités souterraines sous le Temple des Trois Portes, Thierry Jamin a émis l’hypothèse qu’il pourrait s’agir du mausolée de Pachacutec. Les responsables locaux du ministère de la Culture et les médias rivalisent d’imagination pour dénigrer le travail et la probité de Thierry Jamin et de son équipe. 

Diffamations et contre-vérités à propos du mausolée de Pachacútec

Le 9 février 2013, le journal local El diario el Sol del Cusco, titre en première page « Jamin démasqué. L'archéologue résident du Machu Picchu explique pourquoi ils ont rejeté la demande du Français d'effectuer des fouilles sur le site. ». Ce quotidien local, toujours hostile à Thierry Jamin et à son groupe, consacre ensuite ses pages 2 et 3 à décrédibiliser les découvertes réalisées par l’Institut Inkarri – Cusco en avril 2012. Cinq articles consacrés à cette histoire !

Dans un premier article intitulé « Pourquoi l'autorisation est-elle refusée à l'archéologue français ? », le journal explique que, d’après les chroniques de Garcilaso de la Vega et de Polo de Ondegardo, la momie de Pachacútec aurait été découverte par les Espagnols au XVIe siècle puis ramenée à Lima. Donc, si la momie n’était plus à Machu Picchu, les cavités découvertes par l’Institut Inkarri – Cusco ne pouvaient donc pas être sa tombe. Une logique des plus… absurdes !

El Sol - Article 1
Machu Picchu, El Sol de Cusco

El Diario el Sol del Cusco

9 février 2013

Thierry Jamin soutient l'hypothèse qu'il pourrait s'agir du mausolée de Pachacútec

L’hypothèse défendue par Thierry Jamin et son groupe voudrait que les cavités découvertes en avril 2012 grâce aux résonances électromagnétiques correspondent au Mausolée que Pachacútec ordonna de construire au milieu du XVe siècle pour y déposer sa sépulture et celle de sa lignée, ou panaca. Le fait que la momie royale s’y trouve encore, ou qu’elle ait été découverte au XVIe siècle par les conquistadors espagnols, puis ramenée à Lima, n’enlève rien à la théorie de Thierry Jamin.

El Sol - Article 2

Un deuxième article est intitulé « "La fin des pilleurs. Le Machu Picchu est un site patrimonial que personne ne peut menacer", a souligné David Ugarte ». Son auteur, le « journaliste » Grimaldo Zúniga C. revient sur des propos tenus par David Ugarte Vega Centeno, Directeur Régional de Culture de Cusco. Celui-ci évoque d’abord la découverte de Machu Picchu par Hiram Bingham, qu’il qualifie de huaquero, c’est-à-dire de pilleur. Puis il parle de Thierry Jamin, de ses diplômes et de sa recherche de la cité perdue de Païtiti. Il revient ensuite sur les pilleurs de tombes puis établit de nouveau un lien avec Thierry Jamin. « C'est pourquoi, déclare Ugarte, notre rejet de leurs intentions destructrices est sans équivoque, car personne ne peut simplement venir à Cusco et déclarer vouloir démonter les pierres pour y trouver un sarcophage. Si cela se produisait, le bâtiment entier s'effondrerait ». Il est évident que le ministère péruvien de la Culture ne peut donner un permis de recherche à un pilleur de tombe.

David Ugarte, qui n’est pas gêné par ses propres contradictions, demande ensuite que si Thierry Jamin a découvert quelque chose « que lo muestre », « qu’il le montre ».

Le Directeur Régional de Culture se livre ensuite à de violentes diffamations à l’encontre de Thierry Jamin : « Je réaffirme que le seul intérêt de Thierry Jamin est de trouver des trésors cachés, de l'or et de l'argent, sans avoir la moindre connaissance de la conservation d'un édifice architectural important, etc. »

Un troisième article, rédigé par le même « journaliste » Grimaldo Zúniga C., publié à côté du précédent est intitulé « Le chercheur français affirme avoir tenu des propos diamétralement opposés par divers canaux. "Nous n'avons jamais prétendu avoir découvert le tombeau de Pachacutec." ». Dans ce nouvel article, Zúniga prétend que Thierry Jamin serait revenu sur ses premières déclarations concernant la découverte de la possible tombe de Pachacútec. Ce pseudo journaliste semble visiblement confondre affirmations et hypothèses : « L'explorateur français Thierry Jamin, écrit-il, revient sur ses déclarations initiales publiées dans le magazine Rumbos de Sol y Piedra et affirme désormais n'avoir jamais prétendu avoir découvert le tombeau de Pachacutec dans la cité inca du Machu Picchu, où il est interdit de mener des fouilles pour extraire des vestiges archéologiques très importants dont il n'est toujours pas certain. »

Quand des « journalistes » prennent pour une affirmation l'hypothèse du mausolée de Pachacútec

L’article, volontairement dirigé contre Thierry Jamin, présente le chercheur français de manière négative. Jamin n’a jamais affirmé aux médias que son groupe avait découvert la tombe de Pachacútec. Celui-ci a toujours précisé qu’il s’agissait là d’une hypothèse. Et que seule l’ouverture des cavités et l’étude du matériel archéologique qu’elles contiennent pourront ou non la confirmer. À la recherche de sensationnalisme, certains pseudos journalistes, on le voit, sont prêts à tous les amalgames. Le côté « nationaliste » n’est également jamais très loin…

El Sol - Article 3
El Sol - Article 4

Un quatrième article publié par El diario el Sol del Cusco, ce 9 février 2013, est une lettre de l’historienne péruvienne Marianna Mould de Pease adressée au quotidien El Comercio quelques jours auparavant, en réaction à la publication de l’article paru le 19 janvier précédent. Cette lettre n’est pas vraiment tournée contre Thierry Jamin et son équipe. L’historienne péruvienne revient sur la création en 1905 de l’Institut d’Histoire du Pérou, aujourd’hui Académie Nationale d’Histoire, et cite les chroniqueurs Garcilaso de la Vega et Polo de Ondegardo au sujet des momies royales. Cette lettre est pourtant publiée par le journal El Sol del Cusco comme un élément « à charge » contre Jamin.

Une « archéologue » de Machu Picchu à l'éthique professionnelle douteuse

El Sol - Article 5

Le cinquième et dernier article publié ce 9 février dans le journal El diario el Sol del Cusco a été écrit par l’archéologue Piedad Champi Monterroso, l’une des responsables du Sanctuaire National Historique de Machu Picchu. Sous le titre « Le dossier soumis ne répond pas aux normes archéologiques. Le rapport de Jamin est truffé d'inexactitudes techniques. », il s’agit d’un long texte dans lequel l’archéologue péruvienne tente de démonter le projet de Thierry Jamin et de son groupe en reprenant les arguments avancés dans son rapport technique N° 189, de juillet 2012. Au passage, Madame Champi se livre à son tour à une série de diffamations en règle, dont les Internautes se feront juges : « Nous, en tant que professionnels spécialisés, comme beaucoup de nos collègues, sommes prêts à protéger, conserver et préserver grâce à la recherche scientifique fondée sur des preuves objectives et non subjectives, contrairement au projet de l'ONG Inkarri, qui ne démontre que la conviction de soutenir les aventuriers, excusez-moi du terme : "pilleurs", chasseurs de trésors. »

Les archéologues et autres chercheurs pourront apprécier l’éthique professionnelle de Madame Champi…

Au cours de l’émission d’investigation Cuarto Poder diffusée le dimanche 10 février 2013 sur la chaîne de télévision ATV, en partie consacrée ce jour-là à l’affaire Machu Picchu, Madame Piedad Champi se montre totalement incapable d’interpréter les résultats et analyses, pourtant clairs, des sociétés chargées de réaliser les résonances électromagnétiques à Machu Picchu quelques mois auparavant. L’utilisation des géo-radars dans le domaine de la recherche archéologique est pourtant largement répandue à travers le monde, en Europe, au Mexique, en Égypte et dans tant d’autres pays. Nous nous étonnons que cette « grande » archéologue méconnaisse ces techniques non destructives de l’archéologie moderne.

10 février 2012 - Émission Cuarto Poder - 14mn50 (en espagnol)

Le 14 février 2013, le journal El diario el Sol del Cusco poursuit sa campagne de dénigrement contre Thierry Jamin et son groupe. Publiant en première page trois photos de Machu Picchu et de l’entrée découverte par David Crespy, accompagnées du titre suivant « Le français cherche à exercer des pressions par le biais des médias. Le Direction Régionale de Culture de Cusco maintient que la demande de fouilles à Machu Picchu n'est pas sérieuse. », le journal local consacre de nouveau trois colonnes, en page 3, sur Thierry Jamin et son projet de recherche à Machu Picchu. Le titre résume à lui seul le contenu de l’article rédigé par le journaliste Grimaldo Zúniga C., lequel semble avoir décidément une étrange conception de sa profession : « Un chasseur de trésors français s'est vu refuser l'autorisation de fouiller le Machu Picchu. Le ministère de la Culture a rejeté sa demande. »

Dans ce nouvel article, Thierry Jamin est de nouveau présenté comme un vulgaire chercheur de trésors et son équipe comme un groupe d’amateurs : « Les explications du chasseur de trésors et de ses collaborateurs concernant le projet étaient sans fondement… Il a ajouté que l'intérêt principal de Thierry Jamin résidait dans la recherche d'un trésor dans une vaste caverne funéraire qui recèlerait une quantité considérable d'or et d'argent. Pour toutes ces raisons, l'autorisation a été refusée, car le Machu Picchu ne saurait faire l'objet de fouilles ou du démantèlement de ses murs sous prétexte que quelqu'un est avide d'y trouver de l'or et de l'argent. »

Voilà l’idée du journalisme selon Monsieur Grimaldo Zúniga. Les professionnels du métier apprécieront.

El Sol

El Diario el Sol del Cusco

14 février 2013

Quelques semaines plus tard, certains médias vont publier des articles plus factuels.