Conclusion... provisoire
Une tentative de s'accaparer les découvertes d'Inkarri
Nous apprenons qu’un projet « concurrent » est présenté par des archéologues de… Machu Picchu ! Évidemment c’est ce dernier qui est approuvé par les responsables de… Machu Picchu ! On n’est jamais si bien servi que par soi-même ! Et bien sûr le projet d’Inkarri est une nouvelle fois retoqué.
Mode d'emploi pour enterrer le projet d'Inkarri
Le 29 septembre 2014, Thierry Jamin remet à la Direction Régionale de Culture – Cusco une demande pour obtenir des copies légalisées des « rapports techniques », des mémorandums, du fameux projet « concurrent » et de la Resolución Directoral autorisant son exécution. Certaines rumeurs, émanant directement de la Direction Régionale de Culture – Cusco prétendent, en effet, qu’à l’époque de l’évaluation du projet Inkarri, celui de l’archéologue José Miguel Bastante Abuhadba n’était pas encore approuvé, contrairement aux affirmations formulées dans la Resolución du 2 septembre 2014. Le projet Inkarri, présenté le 14 juillet, aurait donc l’antériorité. Les responsables de la Direction Décentralisée du ministère de la Culture ont sept jours ouvrables pour communiquer à l’Institut Inkarri – Cusco les documents sollicités.
Ce n’est que le 27 octobre 2014, que Thierry Jamin et son groupe reçoivent enfin une copie des « rapports techniques » demandés. C’est une vraie surprise !
Un premier rapport, N° 148 – 2014 – JMBA – RPIAISHM – PANM – DDC – CUS / MC, en date du 7 août 2014, déclare le caractère « non viable » du projet Machu Picchu de l’Institut Inkarri Cusco du fait de l’existence d’un projet « concurrent » présenté par les responsables mêmes du Sanctuaire Historique de Machu Picchu. Destiné à Fernando Astete Victoria, ce rapport a été rédigé par l’archéologue José Miguel Bastante Abuhadba (COARPE N° 040281), lequel est précisément co-directeur du fameux projet concurrent !

Demande d'accès aux rapports techniques
29 septembre 2014

Premier rapport déclarant le projet non viable
7 août 2014
Dans un autre Rapport Technique N° 350 – 2014 – PANM – DDC – CUS / MC, en date du 11 août 2014, l’archéologue Piedad Champi Monterroso précise que « à cet égard, ce bureau approuve le rapport n° 148 – JMBA – RPIASHM – PANM – DDC – CUS / MC présenté par M. José Miguel Bastante Abuhadba, qui soutient techniquement et objectivement les travaux de recherche archéologique et interdisciplinaire prévus dans le sanctuaire historique de Machu Picchu, pour la période 2014-2017. ».
Naturellement, l’un et l’autre « oublient » de mentionner que le fameux projet de « recherche archéologique et interdisciplinaire » était présenté… par eux-mêmes ! Un nouvel hommage au professionnalisme de ces archéologues…
Sur la base de ces deux Rapports Techniques, l’archéologue Sabino Quispe Serrano, attaché à la Dirección de Coordinación de Calificación de Intervenciones Arqueológicas, rédigea le Rapport N° 451 – 2014 – CCIA – AFPA – SDDPCDPC – DDC – CUS / MC, en date du 13 août 2014, par lequel il déclare Improcedente le projet de recherche archéologique présenté par Thierry Jamin et l’Institut Inkarri – Cusco.

Rapport technique de Piedad Champi
11 août 2014

Rapport de Sabino Quispe Serrano
13 août 2014
Voilà comment on enterre un projet ! On serait en droit de se demander où est la partialité et le devoir d’équité des responsables locaux du ministère de la Culture. Comment peut-on être juge et partie pour évaluer de manière professionnelle et objective le projet présenté par l’Institut Inkarri ?
Bien-sûr, Thierry Jamin et l’Institut Inkarri – Cusco pourraient de nouveau faire appel de la décision prise par la Direction Décentralisée du ministère de la Culture de Cusco en leur refusant leur permis de recherche sur la base de critères totalement partiaux et contraires à la plus élémentaire éthique professionnelle.
Il apparaît clair que cette incroyable découverte est devenue une affaire politique. Les responsables actuels du Pérou ne permettront jamais à Thierry Jamin et à ses compagnons de réaliser l’ouverture des chambres funéraires situées sous le fameux Temple des Trois Portes.
Nous espérons que, grâce à ces explications très factuelles, les Internautes du monde entier, les responsables politiques péruviens, et les professionnels de la recherche archéologique auront une idée objective de ce qui s’est réellement passé dans cette « affaire de Machu Picchu ».
Le comportement plus que critiquable et le manque total d’éthique professionnelle des responsables de la Direction Régionale de Culture – Cusco de l’époque et du Sanctuaire National Historique de Machu Picchu n’est pas à l’honneur de la recherche archéologique péruvienne.
Nous espérons que l’Histoire finira par rétablir la vérité et rendra justice à Thierry Jamin, à David Crespy, à Hilbert Sumire et à toute l’équipe Inkarri. L’avenir le dira…
Les médias internationaux ne se sont pas trompés sur l'importance de la découverte de Thierry Jamin et de l'Institut Inkarri

La Voix du Midi
13 juin 2013

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Décembre 2015

Forbes
26 juillet 2016

Historia / National Geographic
1 août 2016